Emploi et Formation : un couple d’avenir

Accueil et présentation par Etienne Sermon, Conseiller communal - Chef de groupe à AndenneCe jeudi 17 novembre se tenait une conférence débat à l'Institut Sainte-Begge consacrée à l'emploi et à la formation des jeunes. La table des orateurs était animée par Étienne Sermon, conseiller communal à Andenne et spécialiste des financements européens. Quant aux orateurs, il s'agissait du chef de Cabinet du ministre wallon de l'Emploi et de la Formation, Philippe Mattart, de Marc Becker, secrétaire national du syndicat CSC, de Charles Istasse, secrétaire régional de l'Union des classes moyennes (UCM), de Caroline Trufin, Andennaises experte en formation qualifiante et de Nicolas Adans, Andennais également, jeune diplômé en ingénierie sociale et ancien président d'un syndicat d'étudiants. Le député régional Maxime Prévot, membre de la Commission Emploi et Formation au Parlement wallon, était, quant à lui invité à tirer les conclusions de la soirée.

Tout d'abord, Étienne Sermon a « planté » le décor en rappelant quelques chiffres dont le nombre de demandeurs d'emploi andennais : 1691 personnes, dont 614 jeunes de moins de 30 ans !  16% de taux de demandeurs d'emploi, c'est encore trop élevé pour le conseiller communal andennais qui compare ce taux aux moyennes des Arrondissements de Namur et de Huy, en « meilleure forme ».

Le pannel d'orateurs (de g. à d. : Marc Becket, Philippe Mattart, Caroline Trufin, Nicolas Adans et Charles Istasse)D'emblée, Philippe Mattart a été invité à cadrer le contexte du marché de l'emploi et de la politique wallonne de l'emploi : un marché paradoxal, puisque depuis la crise de 2008, le chômage continue de baisser en Wallonie, ce qui démontre qu'un trend structurel résiste aux aléas de la conjoncture. Le chef de Cabinet a également mis en évidence la nouvelle méthodologie d'accompagnement des demandeurs d'emploi et l'attention inédite apportée à l'autocréation d'emploi, c'est-à-dire aux aides à la création d'activités d'indépendants.

Marc Becker, pour la CSC, a rappelé les performances des filières qualifiantes et de l'apprentissage pour mener à l'emploi, illustrant son propos par des rappels statistiques qui placent ces filières loin devant l'enseignement secondaire général, voire même devant l'enseignement universitaire.

Charles Istasse, pour l'UCM, a quant à lui rappelé l'importance de la motivation et du sens de l'effort pour se mettre dans les conditions pour séduire le monde de l'entreprise et se donner la chance de rendre ses initiatives gagnantes.

Caroline Trufin, a rappelé les enjeux de la revalorisation des filières qualifiantes : enseignement trop souvent décrié par rapport au prestige supposé des filières générales, avec cet objectif à la fois utopique et indispensable de restaurer l'adéquation sur le marché du travail grâce à une formation revalorisée et en phase avec les attentes des entreprises.

Conclusion des débats avec Maxime Prévot, Député wallonQuant à Nicolas Adans, sous une fausse apparence de sujet candide, il a dressé le constat de la difficulté des jeunes - diplômés ou non - pour s'imposer sur un marché des compétences plus concurrentiel que jamais : un appel du pied aux entreprises qui ne comprennent pas toujours la valeur ajoutée de la jeunesse.

Étienne Sermon a demandé à chaque intervenant quel(s) conseil(s) il donnerait à un jeune Andennais qui souhaiterait trouver un job. Résultat : établir un C.V. soigné et bien construit, suivre éventuellement une formation complémentaire, demander de l'aide à la Maison de l'emploi, soigner sa présentation lors des entretiens de recrutement, ne pas avoir peur de relever des défis et d'accepter des emplois qui demandent de l'investissement personnel, ne pas hésiter à pousser les portes des entreprises andennaises pour y laisser ses coordonnées et son enthousiasme,...

Maxime Prévot n'avait plus qu'à tirer les conclusions de cette soirée en constatant les données culturelles et les racines d'un tel débat. Car finalement, l'enseignement, la formation, l'acquisition de compétences et, in fine, l'excellence commencent, qu'on le veuille ou non, très tôt, à la maison et à l'école fondamentale. Avant même l'enseignement secondaire et l'éventualité de l'enseignement supérieur. Vaste réflexion qui trouvera certainement une suite dans d'autres débats.


Partager
Digg! Reddit! Del.icio.us! Google! Live! Facebook! StumbleUpon! MySpace! Yahoo! Twitter