Eerdekens… et les 40 casseroles !

Avant tout, un peu d’histoire…

Il n’y a pas moins de 40 ans – le 10 mars 1972 très exactement – l’actuel mayeur d’Andenne prêtait (déjà) serment en tant que bourgmestre (de Seilles dans un premier temps et ensuite d’Andenne après la fusion des communes). Depuis, il occupe cette fonction sans discontinuité. Si à l’époque, il fut le plus jeune bourgmestre du pays, aujourd’hui, il en est le plus ancien… No comment !
En comparant des durées de règne et en nous limitant à quatre dynasties des Bourbons-Orléans, des Saxe-Cobourg, des Bonaparte et des « socialistes », nous
constatons que le mayeur andennais se classe de façon tout à fait honorable… et son « règne » est toujours en cours. Il dame le pion à quatre rois des Belges sur six
et surclasse trois Bourbons, même s’il est vrai que le règne de Louis XVI a été « écourté ». L’évolution dans ce classement est, du reste, parfaitement accessible à
notre mayeur pour peu que ses sujets lui confient à nouveau le trône en 2012. Le podium est a portée de main. A moins qu’une révolution andennaise nous permette
de l’envoyer sur l’île d’Elbe. Aux armes…

  • Louis XIV : 72 ans
  • Louis XV : 58 ans
  • Fidel Castro : 49 ans
  • Léopold II : 44 ans
  • Baudouin Ier : 42 ans
  • Claude Eerdekens : 40 ans et ce n’est pas fini !
  • Léopold 1er : 34 ans
  • Mao Zedong : 33 ans
  • Louis XIII : 33 ans
  • Albert 1er : 24 ans
  • Napoléon III : 21 ans (présidence et empire)
  • Kim Il-sung : 21 ans
  • Henri IV : 20 ans
  • Louis-Philippe Ier : 17 ans
  • Louis XVI : 18 ans
  • Léopold III : 17 ans
  • Kim Jong-il : 17 ans
  • Napoléon Ier : 14 ans (consulat et empire)
  • Albert II : 18 ans (en cours)
  • Joseph Staline : 12 ans
  • Nikita Khrouchtchev : 11 ans
  • Louis XVIII : 10 ans
  • Vladimir Ilitch Oulianov (Lénine) : 7 ans
  • Charles X : 5 ans

A l’occasion de ce jubilé d’émeraude (tiens, tiens, le vert, la couleur préférée du bourgmestre), le cdH d’Andenne a tenu à lui présenter ses meilleurs voeux … à sa
manière en énumérant 40 des plus belles « casseroles » qui émaillèrent ces (trop) longues années figées pour les Andennais !
Rappelons-nous…

Eerdekens et les 40 casseroles !

Aménagement du territoire

1. En juin 2003, dans le cadre du projet de zone d’activité économique de Petit-Warêt (le long de l’autoroute E42), notre cher bourgmestre n’hésite pas à traiter les ministres du gouvernement wallon de « cons » (sic). Résultat : une image déplorable d’Andenne et dix ans après, le projet de ZAE existe certes sur papier, mais le zoning ne sera opérationnel que dans plusieurs années seulement. Nous payons donc cash l’impertinence et la grossièreté du premier magistrat de la ville… qui, ironie du sort, un an après, devenait lui-même ministre.

2. Un projet de revitalisation du centre-ville : très bien ! Notre centre-ville en avait grandement besoin et depuis longtemps… Mais quel projet ? Pour quel coût ?
Aujourd’hui, plus de 5.000.000 € provenant de la poche des citoyens (sans le moindre subside) ont déjà été « investis » sans que les Andennais sachent à quoi demain (ou plus tard) leur ville ressemblera et combien, au total, tout cela va coûter. Un projet dont on parle depuis dix ans, sans le moindre coup de pelle en perspective… Une bonne idée, mais une gestion et une transparence ca-la-mi-teuses !

3. Dans le cadre de l’épineux dossier du projet de carrière Mâle-Plume (février 2008) le blanc-seing donné à l’échevin de l’Environnement d’annoncer avec aplomb que le projet était très bon… Pour ensuite faire face à une sévère levée de boucliers et un revirement (certes salutaire) de la position du collège qui décide, en 2 heures, que tout compte fait, le projet n’est plus si bon que cela… Et renonce ainsi aux diverses aides promises par Solvay à la Ville.

4. Le collège joue avec les projets urbanistiques comme il joue au Monopoly. Depuis quelques années, la « marotte » du mayeur est de construire des buildings à appartements partout ! Qu’avons-nous entendu au Conseil communal « Monsieur Sermon, les maisons quatre façades, c’est fini. Maintenant, ce sont les buildings qui sont l’avenir ! » Sauf qu’Andenne est éclectique avec un centre-ville, des villages,… Il faut informer et écouter les Andennais, respecter notre patrimoine et notre environnement, envisager les infrastructures et services nécessaires,… Mais de tout cela, l’homme n’a cure. Les taxes d’abord !

5. Au niveau des travaux, la liste des casseroles pourrait être… interminable. Toutefois, une problématique spécifique attire plus particulièrement l’attention du cdH : la gestion des égouts de la Ville d’Andenne. Que ce soit à la rue des Roseurs à Seilles, ou à Maizeret et à Sclayn avec les inondations y liées, ou encore à la rue des Pipiers (tristement célèbre car en travaux depuis trois ans), les mouches sortant des égouts non curés de la rue Janson, les égouts à ciel ouvert de Coutisse,… la matière ne manque pas. Mais ce qui est plus préoccupant, quand le cdH demande un état des lieux du Plan général d’égouttage à Andenne (imposition de l’Union européenne), la réponse de la majorité socialiste est plus qu’évasive ! Un jour peut-être…

Economie et emploi

6. L’inertie totale – et ce, durant plusieurs décennies – du bourgmestre à l’égard des nombreuses fermetures d’entreprises andennaises (Belref, Godin,…) et face au taux de chômage exceptionnel qui s’ensuivit. Aucune volonté politique significative ne permit de sauver la Cité des Ours du marasme économique. Un échec historique lamentable qu’il est bien temps de rattraper !

7. Conséquence du point précédent, depuis autant d’années, le pouvoir d’achat des Andennais et leur taux d’emploi sont, avec Sambreville, les plus faibles de l’arrondissement ! Heureusement, le cdH a oeuvré pour accueillir, avec le Ministre régional de l’Emploi, André ANTOINE, une Maison de l’Emploi à Andenne. Un premier pas vers le mieux. Ayons confiance et espoir en l’avenir… mais que d’années perdues par la majorité socialiste !

Energie

8. Andenne aura-t-elle une centrale nucléaire… ou pas ? Grand débat andennais de la première moitié des années ’80. Dans un premier temps, le mayeur s’y oppose et organise une consultation populaire en militant contre la venue de cette centrale. Ensuite, l’homme se ravise et se dit que, tout compte fait, une centrale nucléaire, ça rapporte dans les caisses communales et ce ne serait pas mal. Allait-il organiser une seconde consultation populaire en faisant campagne pour le « oui » ? Et oui, depuis notre mayeur est devenu l’un des défenseurs les plus acharnés de l’énergie nucléaire. Heureusement, ce projet de centrale fut contrecarré et, avec le recul, il faut avouer que c’est une assez bonne chose ! Les dispositions votées récemment par le Parlement fédéral, entraîneraient immanquablement la fermeture de cette hypothétiquecentrale… et avec quelles conséquences (emploi, chancre, finances,…) ? Que l’on se place d’un point de vue ou de l’autre, ce dossier aura été géré avec les « pieds ».

9. L’herméticité totale du bourgmestre aux énergies renouvelables. Faites le test : la simple évocation du mot « éolienne » provoque chez lui une allergie cutanée fulgurante ! Impossible d’en débattre.

Enseignement

10. L’enseignement communal n’est pas au mieux de sa forme. Sur les dix dernières années, sa fréquentation a fortement diminué, toutes les infrastructures ne sont pas des plus heureuses… Pour faire face à cet état de fait, le bourgmestre veut raser l’école de Namêche et en construire une flambant neuve. Pourquoi pas ? Il était de toute façon grand temps d’agir car cet établissement est en piètre état depuis de très nombreuses années. Le cdH propose de faire appel à des subsides de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais l’homme n’en a cure : « Cela prend 17 ans pour obtenir de l’aide de ce gouvernement » clame-t-il. C’est donc le contribuable andennais qui payera cette nouvelle école pour plus de 2.000.000 €. Avec un emprunt à taux classique entre 4 et 5 % au lieu d’un subside et d’un emprunt garanti par
le fonds des bâtiments scolaires dont la charge communale est de 1,25%… Allez comprendre ! Premier regret, nous avons affaire ici à un manque caractérisé de gestion
prévisionnelle de la part de la majorité socialiste qui si elle s’y était prise à temps, aurait pu obtenir des subsides pour le financement de ladite école. Second regret, dommage qu’Andenne n’ait jamais eu une personnalité de poids au sein du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour faire évoluer les choses ! A bon entendeur…

Environnement

11. La gestion des immondices… Tout d’abord, durant des années, la décharge d’Anton a provoqué nuisances, débats,… et le souhait du bourgmestre d’y installer un incinérateur en a fait frémir plus d’un. Des spéculations douteuses qui ont secoué la population et une partie du monde politique ont également, à l’époque, défrayer la
chronique. Un dossier environnemental on ne peut plus mal géré ! Ensuite, parc à conteneurs, poubelles à puce,… sont aujourd’hui présents. Et cela contribue pleinement à une gestion performante de nos déchets. Tant mieux ! Mais que d’années, de trop longues années avons-nous attendues par rapport aux autres communes namuroises pour se décider à obtenir ces infrastructures ? Malgré les appels du pied répétés de la part du cdH, c’est près de 10 ans après la commune de Gembloux que le bourgmestre d’Andenne se décide enfin à opter pour les poubelles à puce.

12. Andenne innove ! Le bourgmestre a fait voter un règlement appelé par le cdH « le règlement du pollué-payeur ». En effet, en cas de graffitis apposés par d’indélicats
artistes sur votre maison, sortez vite vos ustensiles de nettoyage car plutôt que de rechercher les auteurs dudit délit pictural, la Ville peut venir elle-même nettoyer votre
mur… et vous adresser la facture ! Pas de chance, c’est un bâtiment du CPAS qui a été tagué juste après le vote de ce règlement… Mais l’histoire ne dit pas si le
CPAS a payé le nettoyage à la Ville.

Ethique

13. Mars 2008, le bulletin communal paraît en relatant les débats du Conseil communal du 31 janvier consacré au budget. Les différences notables entre ce compte rendu du bulletin communal et le procès-verbal officiel de la réunion du Conseil poussent l’opposition à réclamer des explications. Le bourgmestre commence par insulter l’opposition et ensuite, reporte purement et simplement la faute sur son administration. C’est « opération parapluie » !

14. En juin 2004, suite aux élections régionales, le bourgmestre andennais devient ministre des Sports. « Ouf !» disent certains socialistes andennais (et bien d’autres) un peu d’air frais, il n’est plus là. Mais non, le ministre – devenu simple Conseiller communal – assistera à toutes les réunions du collège. Question d’un élu socialiste : « La belle-mère était encore là, aujourd’hui, lors de la réunion du collège ? » (sic).

15. DC&Co, vous connaissez ? C’est le nom de la société de revisorat gérée par la famille Daerden et à laquelle le bourgmestre d’Andenne fit appel pour reviser les comptes des régies communales andennaises. Lors du Conseil communal de janvier 2009, un bras de fer musclé entre le cdH et le PS fait encore trembler les murs de l’Hôtel de Ville. C’est étrange car, depuis que le Sieur Daerden a « piqué » le poste de ministre des Sports à notre homme, il ne fait plus appel à ladite société. Comme quoi, l’éthique tient à peu de choses.

16. La désignation en 1988, au poste d’échevin de la jeunesse, d’une personnalité socialiste contestée qui n’assista jamais, durant 6 ans, aux réunions communales…
No comment !

17. A plusieurs reprises, le collège n’hésitera pas à utiliser des fonds publics pour promouvoir son propre point de vue (encarts de la Ville dans la presse gratuite), l’un de ses élus (tract de la Ville),… tout cela aux frais de tous les contribuables andennais. Est-ce vraiment transparent ? Est-ce là ce qu’on appelle la nouvelle gouvernance? Démocratie, tu nous manques tant ! Pourquoi as-tu oublié Andenne ?

18. Mauvaise gestion andennaise ? Jamais ! Dès que l’opposition pointe une défaillance politique dans le chef de la majorité, c’est systématiquement la faute de la province, de la région, de la fédération Wallonie-Bruxelles, du pouvoir fédéral,… Mais jamais du PS andennais, ah non, ça jamais. C’est bien connu ! Déviez le tir et vous raterez la cible. Il faut savoir parfois prendre ses responsabilités.

Finances

19. La Villette… ou comment jeter 150.000 € par les fenêtres ? Début 2000, la Ville d’Andenne achète le bâtiment de Sclayn pour un montant de 309.867 € afin d’éviter que la Croix-Rouge n’en fasse un centre pour réfugiés. La majorité socialiste annonce vouloir en faire le centre névralgique de la police des Arches, ensuite du logement, puis songe à raser le bâtiment,… Enfin, les socialistes se décident et revendent la Villette pour la somme de 161.130 € ! La gestion de ce dossier a engendré une perte sèche de 148.737 €… « La » Casserole de la législature 2000-2006 !

20. Une dette de 34.000.000 € (au budget 2012). Jamais la Ville d’Andenne ne fut aussi endettée. Des décennies durant lesquelles le gouffre de la dette fut creusé sans la moindre inquiétude de la part du bourgmestre… mais avec toutes les craintes de l’opposition.

21. Holding communal : 2009, c’est la crise. Les choses vont mal. Le bourgmestre annonce vouloir acheter des parts (1er tour et 2nd tour). Pour ce faire, un prêt auprès du CRAC sera contracté pour un montant de 50.000 € (60.000 € à rembourser). L’opposition s’inquiète, mais le bourgmestre fait montre d’une certitude en béton. Deux ans plus tard, le flop intégral est malheureusement àconstater. Et devinez qui paye les bêtises mayorales ? Le contribuable andennais, pardi !

22. Jamais le bourgmestre n’accepta de rentrer dans des cofinancements européens. Pour la programmation 1993-1999, il ne fallait surtout pas lui parler de ces projets « farfelus » disait-il. Durant la programmation 2000-2006, il semble se réveiller en se disant que ces mannes célestes pourraient soulager le portefeuille des Andennais et
embellir la ville. Il exige qu’Andenne soit éligible en zone « Meuse-Vesdre »… mais il n’y déposera aucun projet. Allez comprendre ! Pour 2007-1013, le cdH propose un texte en décembre 2006. C’est le moment, c’est l’instant ! Surtout avec le projet de revitalisation du centre-ville qui se profile. D’autres communes wallonnes ayant eu recours à ces cofinancements sont positivement transformées. Mais le mayeur semble faire la fine bouche. Espérons que pour la programmation 2014-2020, Andenne ne ratera plus ces subsides. Plus de dynamisme, que diable !

Humeurs !

23. L’année 1988, le bourgmestre a « un coup de mou ». Son affrontement interne avec l’actuel échevin des Finances a laissé de profondes cicatrices. Lors d’un Conseil communal, le premier magistrat de la Ville n’annonce rien de moins que… sa démission prochaine et son retrait total de la vie politique. Mais malheureusement, 23 ans plus tard, nous attendons toujours Godot ! Une promesse non-tenue de plus ou de moins…

24. « Connard », « Couilles molles », « Je vous emmerde », « Ce sont tous des cons »… Non, ce n’est pas le langage fleuri du capitaine Haddock, mais celui du bourgmestre d’Andenne ! Les diverses et nombreuses insultes prononcées à l’égard des Conseillers communaux de l’opposition, des ministres, des Andennais,… depuis 40 ans sont innombrables. Il y en aurait, pour le coup, bien plus de 40 à répertorier. L’hystérie de l’homme, sa grossièreté et son manque de sobriété firent (et font encore) énormément de dégâts à l’image de notre Ville d’Andenne. Plusieurs recours ont été introduits par l’opposition qui a tout de même remporté quelques belles batailles. Dernier en date : le rappel à l’ordre du ministre wallon des Pouvoirs locaux (socialiste également) que le bourgmestre refusera de lire en séance publique du Conseil, et ce, malgré la demande du ministre. Têtu… non, juste un peu buté !

Informatique

25. Eerdekens et l’informatique, ça fait « deux »… même « trois ». Tout d’abord, face aux questions posées par l’opposition relatives aux diverses problématiques informatiques communales, les réponses ressemblent à des… « grands flous ». Mais le plus grand moment de solitude informatique du bourgmestre fut quand le cdH apporta au Conseil communal une copie de la page d’accueil du site internet de la Ville d’Andenne, en chantier, indiquant « La Ville d’Andenne vous prépare un nouveau site internet pour l’an 2000 »… Le seul problème, c’est que nous étions en juin 2001 !!!

Justice

26. « Tous à la PJ ! » Plus de vingt-cinq ans après, certains élus socialistes n’ont toujours pas avalé la pilule. Les bêtises et excentricités de vocabulaire de « Monsieur Claude » sur le dossier en diffamation qui l’opposait au Baron de Bonvoisin, a poussé un juge d’instruction à mener son enquête. Résultat des courses : l’ensemble des élus socialistes du Conseil communal d’Andenne a été auditionné à la police judiciaire de Namur. Sympathique l’ambiance entre camarades. Merci Claude !

27. L’avocat et la justice… ou plutôt, le bourgmestre et les procès. Le mayeur d’Andenne a une propension incroyable à ester en justice plus vite que son ombre. Et nombre de procès ont été menés par la Ville. Quasi chaque conseil communal voit une ou plusieurs demandes d’ester en justice. Rien que sur la dernière législature, plus de 60 procès ont été entamés à la demande de la majorité. Lorsque le bourgmestre gagne un procès, il le fait savoir. Mais lorsqu’il les perd, il n’a garde de s’en vanter !

Logements

28. Pratiques douteuses aux Logis andennais : en 2005, un rapport de la Société wallonne du Logement est accablant pour la société au sein de laquelle le bourgmestre place ses pions, tant au Conseil d’administration qu’au Comité d’attribution. Le rapport épinglera également des amis du bourgmestre pour logements factices (non occupés). Ambiance et, une fois de plus, image désastreuse de la Ville.

Personnel communal

29. Année 2002, le cdH s’insurge. Que se passe-t-il à Andenne ? Nous en sommes à l’organisation d’un quatrième concours visant à recruter un Receveur communal, poste important s’il en est au sein d’une municipalité. Le bourgmestre tente-t-il de placer un de ses hommes, ou les candidats de valeur préfèrent-ils postuler ailleurs que dans la commune dirigée par vous-savez qui ?

30. Durant de longues années, le bruit courait à Andenne : pour être engagé à la Ville, il faut « la carte » et « aller voir le mayeur à ses permanences ». Immanquablement, l’absence d’éthique, de transparence et de nouvelle gouvernance aura plombé l’administration andennaise n’osant réagir ou s’opposer au bourgmestre en place.

Sécurité

31. Suite à l’annonce de l’éventuelle prochaine fermeture de la prison de Namur, le mayeur d’Andenne saute sur « l’occasion » et annonce vouloir accueillir une
seconde prison sur le territoire de la commune, à Namêche. Lorsque l’on constate les charges et inquiétudes liées à la présence d’une prison, un second établissement pénitentiaire eût été très difficile à supporter. Surtout quand aujourd’hui, le même bourgmestre crie avec les loups pour dénoncer le coût qu’engendre la prison de Seilles dans le budget de la zone de police !

32. Affabulations mayorales sur la réforme des polices ? Le député qui, fin des années ’90 a négocié et voté la réforme Octopus, n’est vraisemblablement pas
le même homme que le bourgmestre d’Andenne qui, depuis des années, vocifère contre cette même réforme… Allez comprendre ! Mais une fois encore, l’homme n’en est pas à une contradiction près.

33. Le premier magistrat de la Ville aime allumer le feu. Après la réforme des polices, c’est la réforme des Services régionaux d’Incendie qui échauffe notre homme ! Celle-ci ne lui convient pas et il n’hésitera pas à ester en justice contre la ministre de l’Intérieur et à insulter l’intéressée (oui, encore des insultes…) ! Lorsque le « fond » n’est pas mauvais mais que la « forme » gâche tout, c’est Andenne qui est risible !

Sports

34. Elections régionales de juin 2004. Claude Eerdekens est appelé à devenir ministre des Sports. Les mauvaises langues parlent d’un ministre terne, transparent, sans idée. Il est vrai que c’est durant cette même période « ministérielle » que la population andennaise a le moins « entendu » l’homme. Grande gueule, mais gestionnaire craintif ? Une vérité qui ne ment pas. La pression monte. A mi-législature, le ministre est écarté purement et simplement et remplacé par un certain… Michel Daerden, beaucoup plus « dynamique » !

35. Complexe sportif : manque de prévision. Lorsqu’on se lance dans une grande aventure telle que celle d’Andenne Aréna, il faut être très prudent. Des millions
dépensés pour une infrastructure non finie, alors que certains clubs sportifs se plaignent d’avoir été « oubliés »… et surtout, une piscine fermée depuis deux trop longues années. Mais ce n’est pas la première fois que des approximations sont relevées dans la politique sportive : souvenons-nous des tout nouveaux filets encadrant le
terrain de football de Seilles et installés à grands frais… juste avant de décider de désaffecter le terrain pour en faire du logement.

Social

36. Une dotation communale au CPAS toujours très faible. Ces dernières années, la Ville a octroyé approximativement 8% de son budget au CPAS. Ce taux est
non seulement en-dessous de la moyenne wallonne (10%), mais également sous la moyenne de communes du cluster, c’est-à-dire des communes « ressemblant » à Andenne (12%). Malgré des appels du cdH pour lutter contre l’injustice sociale, le parti socialiste trouve que « A Andenne, il n’y a pas de précarité criante » (sic).

37. La présidence du CPAS : une voie de garage ? Toutes les personnalités socialistes que Claude Eerdekens n’est jamais parvenu à écarter, il les a nommées à la présidence du CPAS. Ecartées du collège, avec des moyens financiers et une tutelle assurés de haute main par le bourgmestre. Quel meilleur strapontin… tout en étant écarté du pouvoir ? Un poste si sensible, stratégique et important pour Andenne, considéré comme un exil. N’est-ce pas malheureux ? Claude Eerdekens a créé un vide autour de lui, au sein du PS. Certes, il y a des élus, mais qui pour lui succéder intellectuellement et politiquement à la tête du parti ? Les gens de valeur pouvant « faire de l’ombre au mayeur », ont tous été plus ou moins « écartés ». Circulez, il n’y a rien à voir !

Tourisme-Culture

38. Ce n’est un secret pour personne : Claude Eerdekens n’aime pas le tourisme. Selon lui, c’est une compétence communale inutile. Pour le cdH, le tourisme
andennais représente un attrait important et peut constituer un des bras armés de notre développement économique. Député des années 2000, le mayeur décide de licencier les employés de l’Office du Tourisme et de purement et simplement « fermer boutique ». Deux ans plus tard, l’Office du Tourisme sera relancé avec une perte de connaissances, d’expérience, de subsides,… bref, une bérézina totale due à l’humeur mayorale !

39. Un beau matin, l’ami Claude se réveille en se disant « je veux une salle de spectacles à Andenne ». La Ville se lance donc dans la construction de la Salle polyvalente. Le cdH pose la question de savoir si des subsides ne seraient pas les bienvenus étant donné le coût de construction et les faibles moyens communaux. L’homme ne veut rien entendre, « des subsides, ça prend trop de temps » : conséquence, les Andennais payeront plusieurs millions sur fonds propres. Heureusement, le message du cdH est passé en ce qui concerne les futurs travaux du Centre culturel… enfin, espérons-le !

40. Février 2011, Marie-Dominique SIMONET, Ministre de l’Enseignement obligatoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, est en visite à Andenne pour
rencontrer et soutenir les enseignants de diverses écoles présentes sur le territoire andennais. Le bourgmestre accueille la Ministre dans une école communale. En lui souhaitant la bienvenue, il lui offre un livre sur l’histoire géologique d’Andenne qui vient d’être édité et lui glissant devant la presse et le public : « Vous verrez, Madame la Ministre, c’est un livre très intéressant, mais à titre personnel, je ne suis jamais allé plus loin que la troisième page car à chaque fois, je me suis endormi » ! Soit une absence d’intérêt à l’égard de l’histoire de sa commune, soit un manque de respect à l’égard de la Ministre ou encore… un manque de culture pitoyable.

Conclusion

Tout d’abord, un petit rappel fait du bien. Nombre de citoyens andennais ont peut-être oublié certains de ses épisodes épiques. Il y a de tout : de la poêle (« à gratter ») à la toute grosse marmite, en passant par la bassine à confiture (dans laquelle il ne faut pas se faire prendre la main) et par la casserole à pression ! Bref, c’est une batterie permettant de nourrir plusieurs casernes qu’a amassée le bourgmestre d’Andenne durant cette quarantaine d’années.

Plus sérieusement, que faut-il retenir de ces quarante longues années de pouvoir absolu ? : un homme fort mais isolé, têtu et insultant, seul à décider, ayant commis nombre d’erreurs, ne voulant jamais entendre les conseils délivrés par ses pairs, ayant d’énormes difficultés à admettre ses fautes,…
L’image de la Ville d’Andenne dans les administrations, au sein des cabinets ministériels, dans le monde des investisseurs,… est déplorable !

Un changement radical (pouvant provenir du cdH, des autres partis politiques et peut-être même de l’interne au parti socialiste) eût été salutaire pour offrir à la Ville d’Andenne le nouveau souffle, le bol d’air frais, l’évolution essentielle auxquels elle a droit !
Il semble évident qu’une dynamique novatrice, provenant de nouvelles forces vives, crédibles et stables est plus que nécessaires pour la Cité des Ours…
Ce soubresaut sera salutaire, pour le bien d’Andenne et de tous les Andennais !

Le changement est en marche.

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