Parking payant… dossier perdant !

Le 19 août 2013, près de 150 places de parking situées dans le centre-ville d’Andenne sont devenues payantes. Alors qu’un accord prévalait dans l’ensemble des groupes politiques andennais pour maintenir une attractivité commerciale à Andenne avec, entre autres, une politique de stationnement gratuit, la majorité (PS et MR) – juste après les élections communales de 2012 – annonce la fin de cette gratuité. C’est le coup de massue pour les Andennais et les commerçants !

Le CDH-IC avait soutenu le règlement instaurant une zone bleue qui, dans les faits, n’a jamais été mis en application faute de moyens ou d’ambition politique. Conséquence : le centre-ville d’Andenne est ni plus ni moins vendu au secteur privé. La majorité a cédé l’espace public en surface à BESIX pour financer un parking souterrain payant. Tout cela est donc une grande taxe cachée qui n’a cessé d’être dénoncée par le CDH-IC… et qui n’a encore apporté aucun euro dans les caisses communales !

Outre le coût élevé de cette disposition, une seconde conséquence est à déplorer : en plus de quatre ans, les zones bleues n’ont cessé de s’étendre dans tout le centre-ville d’Andenne. C’est l’effet « tache d’huile » dénoncé maintes fois par le CDH-IC. Il est également à noter que, quasi un Conseil communal sur deux, le règlement parking ou des voiries changeant de statut, sont inscrite à l’ordre du jour. Ces éléments récurrents depuis le début du dossier, démontrent les approximations dans le chef de la majorité. Le passage au parking payant – à la hussarde – n’est donc pas le fruit d’une longue réflexion en matière de mobilité, mais bien une opération financière ratée par le collège.

Les chalands, les commerçants et les riverains ne savent plus que faire pour trouver une solution face à ce problème : « comment garder quelques places de parkings libres dans les rues avoisinant le centre-ville ? » VS « comment venir faire ses courses en ville sans devoir payer le parking ? ».

Le CDH-IC et les commerçants n’ont cessé de crier gare. L’impact sur les chiffres d’affaire des magasins s’en est ressenti. Les politiques mises en place pour faire face à ce problème ne sont clairement pas suffisantes. Quelle est la vision stratégique de la majorité pour soutenir le commerce andennais ? Existe-t-il seulement une vision en la matière ?

Le CDH-IC d’Andenne s’est toujours opposé au parking payant dans le centre-ville et a toujours été à la pointe d’une contestation vive mais intelligente. Une des aberrations du texte déposé par le PS et le MR ne prévoyait pas la gratuité du parking pour les personnes à mobilité réduite (PMR) (ou seulement sur les quelques places prévues pour ces derniers). Et ce, contrairement à ce qui se fait dans les autres cités. Autres points noirs du texte : la complexité du règlement parking (trois zones différentes) ; la communication complexe ; le personnel de surveillance hyper strict ; un gestionnaire pas facilement accessible en cas de question ou de réclamation ; les prix fort élevés tant du parking que des redevances (25 €),…

Après plus de sept interpellations et motions déposées en Conseil communal (sujet sur lequel le plus de texte ont été déposés sur la table de l’assemblée locale), le CDH-IC a fini par avoir gain de cause sur ces quelques points :

  • les PMR ont dorénavant un accès gratuit à toutes les places de parking ;
  • les zones de parking ont été simplifiées et les prix ont été uniformisés ;
  • la communication très légèrement améliorée ;
  • etc.

Mais beaucoup de travail reste à réaliser :

  • mettre en place un parking payant à l’emporte-pièce, sans une réflexion de fond préalable (plan de mobilité, impact sur les commerces,…) est une aberration politique : il nous faut impérativement un plan de mobilité (et pas que sur le centre-ville mais sur toute l’étendue de la commune) ;
  • une politique de communication claire doit être mise en place. Les non-Andennais ne comprennent rien au fonctionnement du parking payant, le disque spécial n’est pas connu et pas pratique non plus… et les Andennais éprouvent également certaines difficultés ;
  • une étude juridique doit être lancée pour revoir la convention avec BESIX. La demi-heure gratuite doit être imposée. Les actuelles 15 minutes ne sont clairement pas suffisantes.
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