Un master-plan pour le centre-ville d’Andenne : un projet de percée de la place des Tilleuls a réussir à tout prix

Introduction

Le Comité du cdH d’Andenne aborde dans cette note un thème qui lui est cher ainsi qu’à de nombreux Andennaises et Andennais : le redéploiement urbanistique du centre-ville d’Andenne !

Ce thème est en effet capital pour le futur développement de notre cité et les élus du Groupe cdH-ic sont déjà intervenus à plusieurs reprises sur ce sujet lors de divers Conseils communaux. Des inquiétudes bien légitimes ont effectivement déjà été exprimées par l’opposition communale quant à la méthodologie mise en place par la majorité socialiste – et plus particulièrement par le bourgmestre – pour mener à bien ces dossiers de façon dynamique et performante.

Pour répondre à cette lacune criante, le Comité du cdH d’Andenne propose que soit mis en place un « Master Plan » structurant enfin le futur développement urbanistique de la Cité des Ours !

Cette note sera composée de trois parties.

Tout d’abord, nous ferons un état de lieu le contexte actuel dans lequel doit s’inscrire Andenne et son développement urbain. Il est important de savoir où nous en sommes pour savoir où nous voulons aller !

La deuxième partie de cette note présentera ce qu’est un « Master Plan », outil bien utile proposé par le cdH d’Andenne pour structurer le développement urbain du centre-ville.

Enfin, la dernière partie de cette note développera quelques unes de nos idées visant à améliorer la qualité de vie et le développement urbain du centre-ville d’Andenne. Nos suggestions aborderont tant les problématiques liées aux immeubles, aux habitations,… que celles liées à la mobilité, aux voiries, aux infrastructures,… Bref, à l’esprit même de notre Cité.

1.    Le contexte : Une absence totale de méthode dans le chef de la majorité socialiste !

D’un point de vue méthodologique, soulignons que depuis bientôt dix ans, la majorité socialiste fait miroiter aux Andennais de grands projets de développement urbain. Force est de constater qu’aujourd’hui, nombre d’entre eux n’ont jamais été concrétisés ! Et n’abordons même pas le sujet de la rénovation de la rue du Commerce et de la Place des Tilleuls qui a déjà posé nombre de problèmes, encore durant cet été 2009 !

Pire encore, certains projets présentés en « grandes pompes » devant la presse il y a quelques années déjà ne verront probablement jamais le jour… ou auront été fondamentalement modifiés lorsqu’ils sortiront (peut-être) enfin de terre.

La méthodologie développée par la majorité socialiste est donc mensongère et improductive. Que ces travaux prennent quelques années pour être réalisés, cela peut bien évidemment se comprendre, mais que l’on nous vante depuis bientôt une décennie l’émergence de grands projets immobiliers et/ou urbanistiques, cela devient totalement ridicule !

Aux inquiétudes méthodologiques bien légitimes du cdH d’Andenne, exprimées lors de plusieurs Conseils communaux, le bourgmestre ne trouve rien de mieux que de rétorquer « Ne vous inquiétez pas, c’est moi, en personne, qui vais m’occuper de tout cela ! ». C’est bien cela qui nous inquiète le plus ! De tels projets, d’une ampleur importante ayant un impact sur toute la ville, doivent être débattus publiquement et non pas décidés par une personne seule…

D’un point de vue chronologique, il est également navrant que nombre de ces projets sont présentés publiquement avant toute concertation avec les riverains et même avant d’être présentés en détail au Conseil communal, pourtant première Assemblée de la Ville.

Andenne n’appartient pas à un seul homme, mais bien à toutes les Andennaises et à tous les Andennais !  Ceux-ci doivent impérativement être associés à la réflexion sur le futur développement urbanistique de leur ville et avoir donc accès au débat ! Il est déplorable de constater le contraire de façon systématique… ou systémique !

Enfin, d’un point de vue financier, nous actons l’absence totale de données globales ! Certains immeubles ont été achetés par la Ville, mais la majorité socialiste n’a pas explicitement spécifié quelles acquisitions feraient l’objet d’une intégration dans un éventuel plan de développement urbain.

A l’heure actuelle, les seules informations qui sont en possession du Conseil communal, (parce qu’elles nécessitaient obligatoirement une approbation par cette instance décisionnelle) sont :

Bâtiments Coût d’acquisition Date
Parcelle contiguë au parking Orban et à la bibliothèque

168.600 €

15/09/2005
Ancienne banque de la Place des Tilleuls

480.000 €

15/06/2006
Ecole normale

606.000 €

20/12/2007
Boulangerie de la rue Brun

217.500 €

28/02/2008
Immeuble « Petitjean » de la Place des Tilleuls

550.000 €

17/06/2008
Immeuble « Gilson » de la rue Janson

140.000 €

24/02/2009
Immeuble « Léon » de la rue Janson

140.000 €

15/04/2009
Immeuble « Haidon » de la rue Janson

126.275 €

10/09/2009
Bâtiment des « Sœurs de la Charité »

575.000 €

29/09/2009
TOTAL

3.003.375 €

Nous pouvons bien évidemment comprendre un achat, un deuxième,… mais accepter – sans broncher – l’acquisition de nombreux bâtiments (pour une somme totale de 3.003.375 €, soit plus de 120 millions d’anciens francs belges) sans avoir une vision globale du projet, cela est tout simplement inadmissible !

Ajoutons que les bijouterie et fromagerie de la Place des Tilleuls sont également sur le point d’être acquises, tout comme le bâtiment n°29 de la rue Janson… Sans commentaire !

La preuve de ce manque de vision et de rigueur est apparue, une fois de plus, lors de la dernière modification budgétaire du 4 septembre 2009 : la rubrique « Acquisitions immobilières au centre-ville » est passée de 300.000 € à 580.000 € (soit une augmentation de 93,3%) sans que la moindre explication n’ait été donnée au Conseil communal, et ce, malgré l’insistance du Groupe cdH-ic.

Et que dire des changements d’affectation de ces bâtiments ? Le bourgmestre annonce l’acquisition d’un bâtisse (avec l’argent du contribuable, bien évidemment) pour y installer tout d’abord une école, ensuite le service « Zone T »,…  Et là, on se rend compte de la nécessité impérieuse de structurer toutes ses opérations !

Des exemples concrets de ce manque de méthodologie, de chronologie et de vision budgétaire :

  • Les dossiers de la percée de la place des Tilleuls et du Château Noël n’ont jamais fait l’objet de la moindre présentation générale détaillée devant les membres du Conseil communal. Tout au plus, des PCA (plan communal d’aménagement) sont passés sur la table du Conseil, sans détails en ce qui concerne leur concrétisation (nombre d’habitations, de résidents, de commerces,…), leur agenda de réalisation, leur coût,… Ces dossiers auraient pourtant bien mérité une information aux membres du Conseil communal de la part du bourgmestre…
  • Dans l’actualité brûlante, nous pouvons aussi citer le nombre d’années qui ont été nécessaires (plus de 9 ans) pour que l’on fasse pour la troisième fois des travaux de réfection (bien utiles) dans la rue du Commerce. Avec, à chaque fois, un manque à gagner certain pour les commerçants du centre-ville et de nombreuses difficultés pour les Andennaises et les Andennais…

Il est important ici de souligner que si cette route est provinciale, pour tous travaux, la Province agit en concertation avec les instances locales. Ce sont bien ces dernières qui avaient réclamé haut et fort de la Province la pose du type de revêtement problématique (pavés sur sable)…

A qui la faute ? Au commanditaire ? A l’exécutant ? Peu importe, mais force est de constater que durant près de 10 ans, et pour les même raisons évoquées ci-dessus, les Andennais ont eu pour avenue principale de la tôle ondulée !

C’est en raison de ces manquements et pour développer une méthodologie structurante que le Comité du cdH d’Andenne et les élus du groupe cdH-ic souhaitent que le débat devienne totalement public et qu’une vision globale et prospective du futur urbanistique du centre-ville d’Andenne soit enfin présentée et débattue.

Pour ce faire, le cdH d’Andenne propose la mise en place d’un outil ayant déjà fait ses preuves dans de nombreuses villes belges et étrangères : un « Master Plan » !

L’outil : Un « Master Plan » pour enfin structurer le centre-ville d’Andenne

Le projet de « Master Plan » communal voulu par le cdH d’Andenne a pour objectif d’assurer un développement urbanistique harmonieux et optimal de notre centre-ville. Ce document doit s’inspirer de l’ensemble des études professionnelles et des recommandations réalisées dans le cadre des réflexions liées à la planification du redéploiement de notre ville. Les renseignements ainsi compilés doivent permettre de jeter les bases d’une déclaration d’intention de politique générale cohérente.

Les composantes thématiques du « Master Plan » sont l’habitation, le transport, les voiries et autres utilités, l’équipement de communauté, le développement économique et touristique, l’utilisation des terrains, les loisirs, la préservation de nos ressources naturelles, le patrimoine, les spécificités régionales,…

Afin d’établir un document de qualité, il est nécessaire de dresser d’abord un profil historique, géographique, sociologique, socio-économique,… de la commune d’Andenne ainsi que les objectifs que souhaitent atteindre les autorités locales sur base de ce « Master Plan ».

La définition de ces objectifs est capitale pour évaluer le « Master Plan » à échéances régulières. Cette évaluation devra se faire annuellement au travers d’indicateurs très clairement définis au préalable !

Pour que ce « Master Plan » soit à la fois réaliste et performant, il est INDISPENSABLE que les citoyens andennais soient invités par le Conseil communal à participer à ce processus de planification de LEUR Cité.

Le « Master Plan » d’une ville est la base sur laquelle toutes les réglementations locales en matière d’urbanisme et de développement territorial doivent être écrites et révisées. Des enquêtes auprès des citoyens devront bien évidemment être menées et des séances d’information être organisées auprès de tous les résidents andennais, parfois au-delà de ce que prévoit simplement le CWATUPE (Code wallon de l´Aménagement du Territoire, de l´Urbanisme, du Patrimoine et de l’Energie). Il est important de s’assurer que les inquiétudes, suggestions et commentaires des habitants soient bien pris en compte lors de l’établissement du « Master Plan ».

Enfin, la réalisation d’un tel plan peut prendre beaucoup de temps. Il est donc nécessaire d’entamer ces travaux au plus vite d’autant que ce « Master Plan » doit idéalement être actualisé tous les cinq ans pour rester en phase avec l’évolution du centre-ville.

Quelques idées : Le cdH d’Andenne met d’ores et déjà une série d’idées précises en débat !

Le cdH d’Andenne fait une demande politique importante en réclamant ce « Master Plan ». Mais il ne se contente pas de proposer une méthode ou un outil structurant. Le cdH suggère également quelques idées et aborde d’ores et déjà certains dossiers problématiques dans le cadre du futur développement urbain d’Andenne. Les grandes idées qui doivent être développées dans le « Master Plan » concernent bien évidemment l’ensemble du territoire de la commune. Mais un focus spécial sur le centre-ville andennais doit, dans un premier temps, en être l’élément majeur.

Soulignons qu’Andenne a la particularité d’être traversée de part en part par un fleuve, une voie ferrée, des routes régionales… et est longée par une autoroute importante au nord ! Bref, des spécificités d’équipement dont il faudra également tenir compte.

Si nous scrutons le centre-ville d’Andenne, nous pouvons établir une série de premières pré-propositions visant à ouvrir plusieurs débats constructifs sur ce que pourrait être le contenu du « Master Plan » que propose le cdH d’Andenne.

Ces propositions seront structurées en deux groupes distincts : une première partie dévolue aux immeubles et habitations, une seconde consacrée aux voiries et à la mobilité.

Immeubles et habitations : Un esprit de Cité !

Abordons à présent toutes les questions relatives aux acquisitions d’immeubles en centre-ville et à la politique de l’habitat à Andenne. Tout d’abord, il est important de définir quel type de centre-ville les autorités politiques souhaitent dessiner. Actuellement, un nombre important d’immeubles ont été acquis par la Ville, et ce, sans qu’il ait été évoqué le moindre projet précis tant en terme de réalisation qu’en terme d’impacts.

Soulignons encore le problème de l’affectation de ces bâtiments qui change au gré des humeurs mayorales… Il n’est impossible, dès lors, d’avoir une vision structurée sur le long terme !

Ajoutons que si la majorité socialiste d’Andenne souhaite faire croître de façon exponentielle la population de notre commune, il est impératif que les infrastructures (voiries, logements, services, égouttage,…) soient prévues et adaptées à cet état de fait. Ce que semble oublier le bourgmestre !

La perspective que souhaite développer le cdH d’Andenne dans les diverses analyses et propositions qui vont suivre est basée sur le développement harmonieux du logement et des services.

Sans vouloir être exhaustifs, passons rapidement en revue certains grands dossiers de la Cité des Ours, analysons-les et proposons quelques idées !

A.1. La percée du centre-ville… des habitations agréables et accessibles !

Le cdH d’Andenne est favorable au renforcement de l’habitat dans le centre-ville. Notre groupe a d’ailleurs beaucoup œuvré à l’élaboration et à l’approbation des deux plans d’ancrage andennais, équivalant à la création de 150 nouveaux logements sur l’ensemble du territoire.

Mais qu’en est-il de la problématique du centre-ville et plus précisément du projet de la percée entre la place des Tilleuls et le parking de la rue Frère Orban ? A priori, le cdH serait plutôt favorable à ce projet, mais une fois de plus, la rétention d’informations de la part de la majorité met le cdH et de nombreux andennais plus que mal à l’aise face à ce projet. Certains membres de cette majorité n’hésitent pas à annoncer, de façon tonitruante, la création de plus de 200 nouveaux logements (et 300 voitures y liées) rien que dans le cadre de cette percée ! Mais rien sur la façon de gérer au mieux cet afflux de population…

Si le cdH d’Andenne soutient le concept de la percée, il aurait été, selon nous, bien plus intelligent de la part de la majorité de se montrer prudente quant aux annonces « tapageuses ». Ce dossier, loin d’être acquis, mériterait une information précise à l’ensemble des élus communaux, tant au point de vue de son timing, que de son montage financier, juridique,… sans parler des expropriations nécessaires !

Dans le cadre de la percée, des bâtiments devront être rasés, d’autres sont déjà existants (mais feront probablement l’objet de rénovations) et certains nouveaux devront bien évidemment être entièrement construits. Il est dès lors impératif de songer à l’aménagement de logements au-dessus des commerces.

Plusieurs d’entre eux posent encore des problèmes d’accès et bon nombre de mètres carrés sont ainsi perdus, en plein centre-ville, malgré tous les avantages que cela offrirait (commerces, transports en commun,…).

Enfin, dans le cadre des plans d’ancrage ou dans les futurs projets d’habitations en centre-ville, le cdH d’Andenne a plaidé (et continuera à le faire) pour la mixité du logement. « Amonceler » des logements sociaux dans des sites définis et cloisonnés (comme à Peu d’Eau) est une politique révolu qui doit être totalement abandonnée !

Pour les élus humanistes, ce projet de percée peut être une bonne chose pour Andenne et les Andennais, pour autant que des informations détaillées soient communiquées au Conseil communal ; qu’une réflexion sur le logement, son accessibilité, sa mixité,… soit menée ; et qu’une étude économique soit ajoutée au projet en matière de développements économique, touristique et commercial.

Le cdH d’Andenne propose également que nous profitions de ces travaux conséquents pour étudier la possibilité de créer à Andenne des immeubles d’habitation intergénérationnelle. Il serait en effet intéressant de pouvoir accueillir dans le centre-ville de jeunes couples, d’envisager une nouvelle crèche à proximité des écoles, des espaces verts et/ou récréatifs,… et dans un même temps, de prévoir des appartements « résidence-services » (avec des aides à domicile, des véhicules partagés, un système de taxi social,…). Un plan d’entraide intergénérationnelle pourrait être mis en place pour le plus grand bonheur de tous.

Il va de soi que ce type d’infrastructure devra se trouver en plein centre-ville et non pas à Coutisse, où elle se trouverait coupée des commerces et des grands axes de circulation.

De façon générale, il est également important de songer à imposer, dans tous les immeubles à appartements, les infrastructures nécessaires liées à la gestion des déchets. Chaque appartement ne peut, en effet, disposer d’un espace suffisant pour accueillir quatre poubelles différentes, comme imposé par les récents changements liés au passage aux poubelles à puce et à l’obligation de trier les déchets. La construction de « clapiers » doit impérativement être combattue, tout en luttant simultanément contre la pression immobilière afin de permettre à des isolés de louer de petits appartements en toute dignité…  Tout est une question d’équilibre !

Enfin, il est capital de coordonner ces grands travaux de la percée avec l’ensemble des autres travaux de développements du centre-ville… Dans le cas contraire, comment allons-nous gérer 500 nouveaux habitants, 200 logements neufs et les probables 300 véhicules qui les accompagnent ?

Un cadre de vie agréable dans le centre-ville !

Conjointement aux logements dont nous venons de parler, il est également fondamental de songer à établir un cadre de vie agréable.

Pour ce faire, il est important de définir des zones vertes et/ou des zones récréatives (même petites) à Andenne et de valoriser le parc Dieudonné qui est aujourd’hui encerclé par des immeubles. La zone du home « La Quiétude » doit, elle aussi, être valorisée dans ce cadre.

Il serait également opportun de développer à Andenne le concept de « Living Style Point », c’est-à-dire de mini-places conviviales urbaines de quartier, au sein desquelles les riverains pourraient se retrouver comme jadis certains se réunissaient sur la place du village. Le quartier de la rue des Chanoinesses se prêterait particulièrement bien à une première expérience de ce genre. Ces places de vie dans les quartiers seraient essentielles dans le cadre de la redéfinition d’un esprit de cité et  d’une qualité de vie urbaine.

La question des parkings est également cruciale. Comme nous l’avons déjà dit, accueillir de nouveaux ménages en centre-ville demande la création d’infrastructures. Même si le bourgmestre est revenu sur ses paroles à ce sujet, la réalisation de parkings sous-terrains et le respect des zones bleues pourraient bien être les solutions les plus adéquates. Il sera également important de garantir la sécurité dans ces parkings !

La problématique des parkings est également liée au tourisme et aux commerces. Ces secteurs de développement doivent impérativement être valorisés. La mise en place récente d’une ADL (agence de développement local) qui assiste les commerces (anciens et nouveaux) favorise la création d’un cadre de vie agréable et d’un espace économique performant dans notre Cité des Ours.

La Place des Tilleuls mérite elle aussi toute notre attention. Si celle-ci a été rénovée il y a une petite dizaine d’année, il est à noter que la rue du Commerce a fait l’objet de maintes réfections par la suite. Par ailleurs, la problématique des rues entourant la Place des Tilleuls, encore revêtues de gros pavés, est toujours bien présente. Le cdH plaide pour que soit installé dans ces rues un revêtement moins bruyant et surtout plus sécurisant.

Enfin, l’idée d’un port de plaisance (rue des Roseurs ou quai Debrouckère) déjà évoquée par le cdH d’Andenne il y a plusieurs années, permettrait de valoriser le fleuve qui traverse notre commune de bout en bout. Actuellement, la riche présence de la Meuse n’est en effet pas du tout valorisée dans le cadre du développement urbain d’Andenne.

Le site du Château Noël…

Comme stipulé précédemment (en page 5), le site du Château Noël n’a jamais fait l’objet d’une présentation générale détaillée au Conseil communal. Seul un PCA a été inscrit à l’ordre du jour du Conseil communal, et ce, sans élément concret en ce qui concerne sa concrétisation. C’est par la presse que le cdH a été informé du soutien du collège à la création de ces 257 logements (pour quelque 450 ou 550 habitants) et 14 commerces… Excusez du peu !

Pour sa part, si le cdH comprend le besoin de logements et soutient la rénovation de ce quartier d’Andenelle, il déplore le projet de destruction dudit château. Ce dernier ne serait en effet pas conservé selon le projet présenté à la presse en juillet 2009. La préservation de notre patrimoine ne passerait-elle pas aussi par le maintien et la réfection de ce château mosan à dimension humaine ? Ces destructions avaient commencées avec le site du Match. Et que dire des maisons Mazy, Michaux, Lesire,… ?

Enfin, le cdH attire l’attention des autorités communales (et des promoteurs éventuels) sur la nécessité d’infrastructures parallèles aux grands parcs immobiliers. En effet, ceux-ci impliquent l’arrivé de nombreux nouveaux habitants et dès lors la nécessité d’adapter la disponibilité de services (communaux notamment), de places de parking, d’infrastructures sanitaires (raccords à l’eau, aux égouts,…),… mais aussi d’emplois.

Les recommandations proposées par le cdH d’Andenne lors de l’analyse du point précédent sont donc, de facto, applicables dans le cadre du dossier de la redynamisation du quartier d’Andenelle.

Andenne « 2 »… un vœu pieux ?

Il y a bientôt 7 ans, le bourgmestre d’Andenne (tête de liste en pleine campagne électorale législative) annonçait la création d’un « Andenne 2 ». Ce projet devait voir le jour sur le site dit de « La Campagne » à l’ouest du centre-ville.

Qu’en est-il aujourd’hui ?  Toujours rien !

Ce dossier est un exemple concret de l’inconstance de la majorité. Depuis cette annonce, nous avons eu droit à de nombreuses variantes du projet : logements, centre d’affaires, terrain de golf,…

Ce dossier met en exergue, à lui seul, toute la méfiance que le cdH d’Andenne éprouve à l’égard d’un bourgmestre changeant, d’une majorité peu stable dans ses projets et d’élus ayant des trous de mémoire étonnants lorsque les élus du groupe cdH-ic leur rappellent leurs anciennes déclarations officielles dans la presse…

Pourquoi tant d’esbroufe ? Pourquoi des promesses aussi pharaoniques pour ne pas les réaliser ou les modifier lors de chaque discours ?

A priori, le cdH d’Andenne serait plutôt favorable à la constitution de quartiers d’habitations sur les terrains de « La Campagne », tout en n’oubliant pas le projet de la dernière phase du contournement (qui devra peut-être traverser ce quartier), ainsi que la problématique des terrains facilement et régulièrement inondés à « La Campagne ».

Le cdH demande également que soient établies des études et des analyses universitaires et scientifiques sérieuses en matière de développement de l’urbanisme et de l’habitat sur la commune d’Andenne. Naviguer à vue dans de pareils dossiers peut être suicidaire, surtout lorsque l’on en imagine le coût, tant pour la collectivité que pour les investisseurs !

Voiries, mobilité, infrastructures et développement : une qualité de vie !

Abordons à présent quelques questions de mobilité dans le centre-ville d’Andenne… Nous commencerons par analyser les projets ou les quelques points les plus sensibles connus des Andennaises et des Andennais.  La perspective que souhaite développer le cdH d’Andenne dans les diverses propositions qui vont suivre est basée sur deux concepts : tout d’abord, rendre la mobilité au centre-ville plus fluide et diversifiée (mobilité douce,…) et ensuite, rendre Andenne plus attractif d’un point de vue touristico-économique !

L’axe commercial et le développement touristico-économique d’Andenne

La rue du Commerce et la rue Brun forment à elles deux l’axe commerçant historique du centre-ville d’Andenne. Ce sont, en quelque sorte, les « Champs Elysées » des Andennais. Dans une perspective de développement (commerces, tourisme, économie, mobilité, parkings,…) diverses idées de réaménagement circulatoire ont déjà été évoquées.

La première suggestion était de mettre en sens unique l’axe « rue du Commerce / rue Brun / rue Léon Simon » et, simultanément, de mettre en sens unique l’axe « rue de Loen  / rue Bertrand » afin de créer une sorte d’immense sens giratoire.

Cette solution – déjà évoquée par le secteur associatif andennais – a le mérite de clarifier le trafic du centre-ville, de créer plus de places de parking le long des voiries (étant donné que ces dernières ne connaîtraient plus q’un seul sens de circulation), limiter la circulation dans les petits axes transversaux,…

Le schéma ci-contre évoque l’idée d’instaurer les rues Bertrand et de Loen comme étant les axes d’entrée et les rues commerçantes en tant qu’axes de sortie du centre-ville. Il pourrait également utile, pourquoi pas, d’étudier l’alternative inverse.

Il faut également relever que la présente proposition peut aussi apporter une solution intéressante à l’égard de la problématique de la rue du Condroz, problématique que nous aborderons un peu plus tard dans notre étude.

Une seconde suggestion fut d’instaurer une zone piétonne dans le centre-ville (rue du Commerce et rue Brun). Cette idée, bien provoquant la nécessité de repenser totalement la circulation du centre-ville, permettrait de développer une réelle politique touristico-économique. Il serait alors opportun de s’inspirer de villes telles que Clervaux ou Ettelbruck qui ont su créer des centres-villes touristiques au développement économique florissant. En plus de la question d’un plan global de mobilité, il faut songer à l’accès aux places de parking de la Place des Tilleuls, ainsi qu’aux connexions avec le futur projet de percée de cette même place. Nous nous inscrivons donc ici dans une vision repensant totalement le centre-ville d’Andenne… Et pourquoi pas ?

Il est important de souligner ici les possibilités de développer cette philosophie urbaine à partir de la Place du Chapitre (avec les rues Charles Lapierre, des Chanoinesses,…) qui, actuellement, est le quartier « historique » qui se prête le mieux à ce type de développement urbain. Des zones semi-piétonnes (avec des aménagements pour les riverains, bien entendu) s’y prêteraient à merveille.

Enfin, en plus de la question de la mobilité automobile dans le centre-ville d’Andenne, il est important de souligner les apports de cette solution tant en termes de mobilité douce (qui peut être adjointe au projet) qu’en termes socio-économiques. Il est évident qu’un centre-ville piétonnier ouvrirait les portes d’Andenne aux touristes d’un jour ! Cette option contribuerait très certainement au développement économique et commercial d’Andenne… Peut-être même verrions-nous apparaître un hôtel dans le centre-ville andennais ?

Les Quatre Coins… un rond-point et plus de sécurité !

Pourquoi ne pas avoir intégré le projet d’un rond-point aux Quatre Coins d’Andenne (lieu posant d’importants problèmes de circulation, surtout aux heures de pointe) dans les deux premières phases du contournement d’Andenne ? Le cdH d’Andenne avait déjà évoqué cette idées il y a de nombreuses années.

Depuis le vendredi 9 octobre et l’inauguration du contournement par le Ministre Benoît LUTGEN (cdH), la circulation aux Quatre Coins semble devenir plus fluide mais les questions de sécurité routière restent posées.

Pour le cdH d’Andenne, la Ville ne perdrait rien à demander à la Région wallonne (DGO1 – Direction générale opérationnelle Routes et Bâtiments) la réalisation d’une étude sur la possibilité d’instaurer un rond-point aux Quatre Coins d’Andenne.

La réalisation de ce dernier impliquerait de « mordre » sur l’actuel parterre de l’avenue Reine Élisabeth ainsi que de déplacer la fontaine Craco.

Mais immanquablement, cet aménagement rendrait la circulation beaucoup plus fluide et éviterait des files d’attente ainsi que des risques d’accidents liés à la vitesse des automobilistes.

Grâce au contournement et à la mise en place de ce rond-point, les dangers et difficultés liées à une route nationale sera en partie écartés. Cela permettra, d’une part, de diminuer la vitesse des automobilistes et d’éviter ainsi de trop nombreux accidents parfois mortels et, d’autre part, d’instaurer un « réel esprit de centre-ville » dès les Quatre Coins et favoriser ainsi le développement de l’économie locale et le tourisme.

De plus, notons que (entre autres dans le cadre des deux premières phases du contournement) des ronds-points existent déjà à Andenne et qu’ils ont fait leurs preuves. Ceux-ci ont certes un coût à la réalisation, mais ne sont nullement énergivores et demandent moins d’entretien technique que des feux tricolores. Ce « maillage » de ronds-points permettrait, in fine, de délimiter un réel centre-ville dès que le contournement sera additionné d’un rond-point aux Quatre Coins. La réalisation de ce dernier clôturera ainsi l’élaboration du « maillage » andennais des ronds-points sur l’axe Namur-Huy, rendrait la circulation plus fluide et permettrait enfin de développer le centre-ville d’un point de vue touristico-économique.

Mentionnons que, même avec l’installation de ronds-points, aux heures de pointe (matin et soir), le trafic est toujours très dense entre les Quatre Coins d’Andenne et la montée vers l’autoroute E42. Les petits aménagements peuvent beaucoup, mais ils ne pourront faire des miracles si nous restons dans « l’optique exiguë » du bourgmestre qui est d’accroître très fortement le nombre d’habitants. Soyons réalistes ! Nous l’avons déjà dit et nous le redirons très certainement encore : pour accueillir cette nouvelle population, de nouvelles infrastructures lourdes seront nécessaires, tout en veillant à préserver une qualité de vie et un environnement agréables.

Soulignons pour finir que les problématiques soulignées aux points B.1. et B.2. nous permettent d’évoquer les difficultés qu’éprouvent les automobilistes provenant de l’ouest (Huy) par l’Avenue Reine Elisabeth et devant traverser la voirie pour se rendre dans la rue Bertrand.

Cette zone est dangereuse et des aménagements seront indispensables pour éviter de nouveaux accidents parfois mortels.

La rue du Condroz… et son trafic infernal vers l’axe Ciney !

Hormis le trafic des Quatre Coins, le « point noir » le plus important de la circulation du centre-ville andennais est sans conteste la rue du Condroz (en rouge sur la carte ci-dessous). Cette rue, à double sens, est l’accès principal à la Chaussée de Ciney. Malgré son étroitesse, elle autorise le stationnement en alternance. Dès lors, en heures de pointe (et même en dehors de celles-ci), un trafic contraignant encombre bien souvent cette rue où les automobilistes, dans un sens comme dans l’autre, sont obligés de se céder le passage… bref, c’est « chacun son tour ». Lorsque les bus et camions s’en mêlent, le trafic devient réellement impossible.

Par la voix de sa conseillère communale Mireille TONGLET-KALLEN, le cdH d’Andenne avait déjà amené cet état de fait sur la table du Conseil communal.

Une des solutions proposées par les riverains et les TEC était d’instaurer un sens unique dans la rue du Condroz et de dévier l’autre partie de la circulation par la rue Hermy (pointillés jaunes).

Une deuxième solution serait tout simplement d’interdire le stationnement dans la rue du Condroz et de créer un parking à proximité (rue Hanesse, rue Delcourt,…), parking qui serait réservé aux riverains.

Enfin, une troisième solution serait de réaliser sans tarder la dernière phase du contournement d’Andenne qui, des hauteurs, s’orienterait à la fois de Ciney vers l’ouest (Namur) et de Ciney vers l’est (Huy).

L’ensemble de ces démarches permettrait in fine de supprimer ce point problématique important dans la circulation du centre-ville andennais qu’est la rue du Condroz. Elles favoriseraient ainsi une fluidité du trafic et libéreraient la sortie sud du centre-ville d’Andenne.

Le projet de contournement… la fin pour quand ?

Enfin, last but not least, le contournement d’Andenne !  Voilà plus de 20 ans qu’on nous le promettait… La deuxième phase vient d’être inaugurée par le Ministre Benoît LUTGEN ce 9 octobre 2009.

rues actuellement considérées comme étant les grands axes
rues problématiques
rues liées aux deux premières phases du contournement
projet de troisième phase du contournement

Une fois fonctionnelles, ces deux premières phases permettent de dégorger les avenues Roi Albert et Reine Élisabeth (axe rouge) et dévier la circulation de l’axe Namur-Huy vers le contournement passant le long de la Meuse (axe vert).

Soulignons que cette troisième phase du contournement, qu’il aboutisse au nouveau rond-point d’Anton ou à l’écluse, devra passer par Andenne 2, si le projet voit le jour.  Il serait donc important d’éviter de mêler une nouvelle fois axes de circulation rapide et zones de logement, de songer à protéger un cadre de vie en protégeant une zone encore verte, de tenir compte des difficultés de réalisation en évitant et en protégeant la roche de Faulx.

Quoi qu’il en soit, si le très important projet de troisième phase de contournement (N90-N921) reliant la Chaussée d’Anton à la Chaussée de Ciney (axe bleu en pointillés) devait être mis à l’ordre du jour, le cdH plaidera pour une concrétisation rapide et la réalisation (enfin !) d’une étude de mobilité générale sur Andenne, son centre-ville et ses alentours.

Deux générations pour établir ce contournement, c’est trop… beaucoup trop !

Afin de permettre à la Région wallonne (DGO1 – Direction générale opérationnelle Routes et Bâtiments) de réaliser plus rapidement ces travaux, le cdH avait proposé de déposer un projet FEDER (mesure 3.3. : Redynamisation urbaine et attractivité du territoire) afin d’obtenir des financements européens et alléger ainsi le coût pour la Région wallonne et la Commune. Mais la majorité socialiste a préféré renoncer à ces subsides pourtant très attrayants et auxquels ont recouru de nombreuses communes wallonnes (Mons, Seraing, Farciennes, Charleroi,…).

Conclusions

En conclusion, le cdH d’Andenne est convaincu qu’il est possible de transformer la Ville d’Andenne et d’en faire une cité forte, attractive et dynamique. Nous nous positionnons favorablement quant à la redynamisation et au renouvellement du centre-ville… mais pour autant que la majorité organise de larges débats communaux sur le sujet et communique à tous les élus des informations sur l’ensemble des dossiers d’aménagement, tant sur leur avancement physique que sur le timing de réalisation ou encore leur coût.

Le cdH plaide également en faveur de l’organisation de larges rencontres afin d’informer et d’écouter les Andennaises et les Andennais. Pour le cdH, cette démarche est tout simplement démocratique et aurait le mérite de rendre Andenne à ses habitants.

Afin de mener à bien ces dossiers et nous assurer que les orientations décidées pour le futur d’Andenne soient optimales pour la cité et ses habitants, il est impératif que des études universitaires et scientifiques soient réalisées et débattues en Conseil communal et avec la population.

Enfin, pour atteindre l’ensemble de ces objectifs, pour mener à bien tous les dossiers évoqués dans cette note, pour que soit enfin coordonné l’ensemble de ces projets et pour créer une réelle vision future du développement de notre ville, le cdH propose que soit mis en place le seul outil pouvant synthétiser tous ces éléments : créons ensemble un « Master Plan » d’Andenne !

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Conseiller communal