Prison d’Andenne : des faits inacceptables

Les émeutes qui se sont déroulées cette semaine à la prison d’Andenne sont préoccupantes à double titre.

Elles soulèvent d’abord  la question du principe fondamental de la laïcité de l’Etat. Au CDH nous sommes attentifs au droit à la différence, à la liberté d’exprimer les opinions philosophiques et religieuses. Mais ce droit et cette liberté doivent s’exercer sans prosélytisme, sans intimidation et sans préjudice de l’émancipation de la pensée et de l’intelligence qui doit prévaloir dans toute démocratie digne de ce nom. L’attitude de détenus qui provoque de tels événements au motif que l’expression de leur culte fait l’objet de principes d’organisation est donc inacceptable, de même que les violences et les intimidations qu’ils expriment à l’égard des agents pénitentiaires.


Ensuite, ces émeutes soulèvent plus pratiquement un problème de sentiment d’insécurité lié à la personnalité et aux options fondamentalistes de certains détenus qui figurent parmi les islamistes les plus radicaux de notre pays. Et c’est là que le citoyen andennais peut légitimement attendre des réponses concrètes. Dire que ces événements sont scandaleux est une évidence. De même, on ne peut se limiter à dire médiatiquement que les éventuels frais d’un transfert de ces prisonniers dangereux sont du  ressort du SPF Justice. Là encore, il s’agit d’une évidence. Mais en tant que chef de la police, la sécurité des citoyens est de votre responsabilité, Monsieur le Bourgmestre. J’attends donc que vous nous fassiez rapport sur les contacts que vous avez pris avec le SPF Justice. A quelle démarche de la part de ce dernier pouvons-nous nous attendre afin de rassurer les citoyens andennais ? La prison est-elle, en termes de ressources humaines, d’infrastructures et d’équipements, à même d’accueillir des détenus présentant un tel profil ?

Interpellation déposée par Philippe Mattart au Conseil communal du 25 novembre 2011

Share and Enjoy !

0Shares
0 0

Publié par

avatar

Conseiller communal, administrateur à la Régie des sports.